10/11/17 – Colloque Fédération ANEF

 

Depuis 2011, la Fédération ANEF organise un colloque qui rassemble professionnels et administrateurs des associations adhérentes, ainsi que leurs partenaires autour de thématiques traitant :

  • du champ de la protection de l’enfance
  • du champ de l’inclusion sociale

En 2011 le premier colloque a été organisé par l’ANEF Loire; le second, en 2013, par l’ANEF Provence. Le troisième en 2015 par l’ANEF Cantal. En 2017, le colloque sera porté par l’ANEF Puy de Dôme.


La thématique retenue : Dessine-moi ta famille

Qui sont les adultes qui font grandir les enfants ?

L’autorité parentale et la parentalité partagée

Le rôle des professionnels en Protection de l’Enfance


RÉSUMÉ


La législation sur l’autorité parentale, en France, a pris un tournant décisif en 1970 en instaurant une autorité parentale partagée. D’autres textes sont venus soutenir et renforcer la place des parents et plus largement de la famille élargie auprès des mineurs accompagnés.
Toujours dans un  contexte qui continue à être en pleine mutation, la question de l’autorité parentale devient centrale pour les travailleurs sociaux qui doivent concilier, dans le cadre de leurs missions de protection de l’enfance, intérêt de l’enfant et respect des droits des parents.
Au-delà, il s’agit de faire évoluer les pratiques en considérant l’exercice de l’autorité parentale dans une conception élargie de la parentalité.

Ainsi, plusieurs interrogations subsistent : Qu’est-ce que l’autorité ? Qu’entend-on par autorité parentale ? L’Exercice de l’autorité parentale ? Comment introduire dans les pratiques professionnelles de la protection de l’enfance cette notion de liens de cœur, la co-constuction, le soutien à la parentalité…?
Comment reconnaître la place des tiers dans l’éducation des enfants ? Comment rester centrer sur l’enfant ? Comment articuler son accompagnement avec les magistrats ?


LES ATELIERS ANEF


Les salariés des différentes ANEF sont attendus dés le 9 novembre à partir de 14h00, pour travailler autour de 5 thèmes et en ateliers :

Atelier N°1 : Coparentalité et conflits conjugaux

La mise à l’abri et la prise en charge des personnes victimes de violences conjugales est, depuis plusieurs années, une priorité portée par les pouvoirs publics et affirmée par l’ANEF. De nombreuses questions impactent l’accompagnement social qui en découle, le rendant complexe et particulier.
Quelles sont les conséquences des violences conjugales sur les enfants ? Qu’il soit le parent victime ou le parent auteur, l’exercice de l’autorité parentale est-il impacté par ce climat de violences ? Les parents sont-ils en mesure d’identifier et de répondre aux besoins de l’enfant ? D’autre part, une coparentalité ou coresponsabilité parentale, nous indique la nécessité de distinguer l’être dans sa conjugalité de l’être dans sa parentalité.


Atelier N°2 : Les visites médiatisées et l’autorité parentale

La visite médiatisée est un processus permettant la rencontre entre parents et enfants quand celle-ci se doit d’être accompagnée.
Dans quel cadre ? Quelles en sont les modalités, les raisons ? Comment construire un espace adapté, cohérent et singulier ? Que doivent permettre ces visites ? Que permettent- elles de mettre au travail, d’inventer ou de recréer ?
Dans ce contexte d’intervention, il s’agit de prendre en compte l’autorité parentale. Dans l’intérêt de l’enfant, cet espace devrait permettre de valoriser l’autorité des parents et de leur redonner une place quand ils sont discrédités dans leur rôle.
Dans l’abord de ces questionnements commence un travail des liens dans un contexte singulier et un positionnement professionnel particulier qu’il nous reste à partager.
Qui est le tiers qui médiatise ? En quoi participe-t ’il à la construction d’une parentalité partagée ?


Atelier N°3 : Autorité parentale et parentalité en situation de précarité

J.Wresinski définit la précarité comme « l’absence d’une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d’assurer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux » (journal officiel, 1987).
Depuis une quinzaine d’années au moins, des associations qui vivent auprès ou avec des personnes précaires ont alerté les pouvoirs publics sur la stigmatisation dont ces populations sont victimes. Ces dernières ont fait l’objet de signalements pour enfants en danger. Nous avons toutes et tous en mémoire des situations où les services de protection de l’enfance sont intervenus alors que ce qui était en jeu portait essentiellement sur les conditions matérielles de vie des enfants et de leur famille : logement, alimentation…
Nous savons aussi que les familles précaires sont celles qui accèdent le moins à des activités sociales, culturelles pourtant nécessaires au développement des enfants. Et que dire des conditions dans lesquelles
le suivi scolaire peut s’effectuer ? Si la précarité n’est pas toujours synonyme de maltraitance à enfants, elle influence néanmoins le développement des enfants et la construction des futurs citoyens.
Qu’ils soient sans domicile fixe, accueillis en centre d’hébergement et de réinsertion sociale, en centre d’accueil pour demandeurs d’asile ou via l’hébergement 115, ou, encore chez eux, comment les parents,
confrontés à des fragilités économiques, psychologiques et sociales, peuvent-ils préserver leur place auprès de leurs enfants ? Maintenir des liens ?
Du côté des professionnels, comment peuvent-ils travailler la parentalité dans l’accompagnement social ?
Quelles fonctions et places les personnes ressources peuvent occuper dans ces situations de précarité pour aider les parents à exercer leurs rôles parentaux ?


Atelier N°4 : Quand l’autorité est menaçante pour l’enfant ou bien absente

Il n’est pas rare de rencontrer des situations où l’enfant est soumis à une autorité qui n’est pas bientraitante envers lui, et ce pour diverses raisons (défaillance symbolique, fragilité psychique, volonté éducative trop exigeante….). Dès lors, quelle position adopter pour soutenir le sujet ?
Etre à son écoute, entendre sa souffrance semble un préalable. Mais au-delà, il s’agit de l’aider à se constituer une défense subjective qui lui permette de se mettre à l’abri de cet autre méchant et de s’adresser à des adultes bienveillants.
Ces réponses ne sont jamais standard, elles sont à construire au cas par cas, comme nous tenterons de le démontrer à travers des exemples concrets de la pratique (éducative et/ou psychologique).
Au-delà des parents, quelle place accorder dans ces pratiques et ces réflexions à la notion de tiers ou de personnes importantes pour l’enfant ?


Atelier N°5 : L’interculturalité et l’autorité parentale

Les professionnels qui oeuvrent dans le champ de la protection de l’enfance ont souvent à faire avec des parents qui pensent leur rôle en référence à des contextes sociaux, économiques, politiques et culturels
spécifiques. Nous avons alors à comprendre comment ils pensent et essaient d’agir leur rôle auprès de leurs enfants.
Pour comprendre, il faut s’intéresser, questionner en ethnologue, se décaler de ses représentations, de ses a priori, écouter ce qu’ils ont à nous apprendre et à partager de leur modèle fondateur.
Comment l’approche interculturelle peut-elle nous aider à acquérir cette démarche d’ouverture à ces parents, qu’ils viennent ou non d’un autre pays ?
Quelle place les tiers, les personnes ressources et importantes pour l’enfant ou le jeune peuvent-ils prendre et occuper dans cette démarche ?


Le colloque est ouvert au public le

 vendredi 10 novembre 2017

de 8h30 à 17h30, au Polydôme

Centre de Congrès, de Clermont Ferrand

Téléchargez le programme

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