Notre Mission

La prévention spécialisée

Les missions de la Prévention Spécialisée

Prévenir la marginalisation et l’inadaptation sociale des jeunes et des familles en mettant en place des outils de socialisation. Cette démarche prend la forme d’entretiens ou de partages d’expériences de vie collective. Ces actions ont pour but de leur faire prendre conscience qu’ils peuvent devenir les acteurs de leur propre réadaptation.

Promouvoir et accompagner individuellement ou collectivement des personnes dans leurs démarches d’insertion sociale et/ou professionnelle, là où les conditions de vie et l’absence de perspectives d’insertion portent atteinte aux capacités des jeunes à construire leur avenir.

Apporter des réponses éducatives dans les espaces de vie, là où les enfants et les adolescents sont confrontés à des risques de marginalisation.

Aller vers… L’éducateur doit faire la démarche d’aller chercher le jeune dans son environnement géographique, social ou culturel. Il met sur pied des actions éducatives permettant au jeune et à l’éducateur de se rencontrer pour tisser une relation de confiance, et ce dans le respect de chaque individu.

Accompagner les familles des jeunes dans leur fonction parentale.

Protection de l’enfance, prévention de la délinquance, médiation, cohésion sociale.

Les principes de la Prévention Spécialisée

L’arrêté du 4 juillet 1972 définit ainsi les quatre  grands  principes de la prévention spécialisée :

 

L’absence de mandat : 

Il n’y a pas de personne désignée nominativement, c’est une territoire, un milieu avec ses habitants qui est l’objet de l’intervention. Cette locution « absence de mandat» exprime très fortement le décalage avec une approche judiciaire ou administrative. Absence de mandat nominatif ne veut pas pour autant dire absence de  commande sociale, ni de de repérage dans le temps et l’espace.

 

La libre adhésion :

« Dans un milieu où les phénomènes d’inadaptation sociale sont particulièrement développés (…) mener une action éducative tendant à faciliter une meilleure insertion sociale des jeunes par des moyens spécifiques supposant, notamment la libre adhésion (…). » Cette libre adhésion permet l’émergence d’une relation librement consentie.

De par sa fonction, l’éducateur va vers les jeunes et les rencontre dans le milieu ordinaire.
La relation implique des notions de temps et de confiance incontournables pour la mise en place de tout travail éducatif. L’éducateur doit tenir compte de deux facteurs. D’une part, il est choisi par le jeune… Cela est très important et le travailleur social doit toujours le garder à l’esprit. D’autre part, cette relation l’oblige à accompagner l’enfant, l’adolescent ou le jeune adulte tant que celui-ci en présentera le besoin. La libre adhésion permet l’écoulement d’un laps de temps durant lequel une proposition d’action peut mûrir et être proposée au jeune.

C’est le seul principe que l’on retrouve explicitement désigné dans l’arrêté de 1972. Il exprime la démarche « d’aller vers », d’intervenir dans le milieu naturel de vie des jeunes, de proposer un soutien conditionné au préalable par l’accord et l’adhésion du jeune.

Le respect de l’anonymat :

de prévention (…) : conséquence directe des deux autres principes, il s’agit de construire une relation éducative basée d’abord sur la seule relation de confiance qui est garantie par la notion de confidentialité et de l’anonymat.

S’il constitue un des facteurs clé de l’élaboration de la relation d’empathie, il évolue généralement vers une individuation de la prise en charge qui rend alors nécessaire l’identification du jeune pour permettre l’accès aux différents dispositifs de droit commun.
(…) obligation de respecter l’anonymat des jeunes qui fréquentent les clubs et équipes

Le principe de la non institutionnalisation des actions :

C’est clairement à la souplesse d’intervention, et à la capacité d’adaptation qu’il est fait référence ici. Ce sont les besoins du milieu, du territoire d’intervention qui doivent être à l’origine des actions menées. L’évolution des problématiques des quartiers provoque une adaptation constante de l’offre éducative de la prévention spécialisée. En d’autres termes la Prévention Spécialisée doit adapter ses actions au milieu de son intervention. Elles ne doivent pas être institutionnalisées ni pérennes. Mais leurs mises en œuvre nécessitent une certaine cohérence entre les besoins repérés et ce qui est proposé. Elles doivent tenir compte des problématiques des jeunes et de leur environnement social.